Childéric
Thierry Hellin, au sommet de son talent." La libre Belgique
"Vertigineux. Intensément musical et jazzique. Beau à pleurer. Une grande oeuvre, magistralement interprétée." Le Soir
Nous serons au théâtre des Doms cet été 2012
Avignon, Avignon... Nous voilà !
Du 8 au 28 juillet à 17h45
Avignon, Avignon... Nous voilà !
Du 8 au 28 juillet à 17h45
Spectacle reconnu par les Tournées Art et Vie.
Auteur : Eric Durnez
Metteur en scène : Giuseppe Lonobile
Acteur : Thierry Hellin
Musique de : Fabrizio Minichiello et Olivier Bilquin
Photo : Giuseppe Lonobile
Régie : Emmanuel Lecuona/Fabien Laisnez
Diffusion : WWW. CHARGEDURHINOCEROS . B E
Diffusion : WWW. CHARGEDURHINOCEROS . B E
Une création de l'Atis théâtre.
Une première étape de travail a été présentée et soutenue par Une Compagnie et par le théâtre L’L dans le cadre du Vrak Festival (au Marni).
A l’occasion du Festival au Carré, l’équipe a travaillé sur des aspects plus technologiques d’enregistrement et de diffusion du son, grâce à la complicité du manège.mons/Centre Dramatique/CECN2 et du Studio Art Zoyd de Valenciennes.
Articles : aller à l'onglet...
NOTE DE L'AUTEUR…
Childéric est un texte funambule sur le fil entre le théâtre et le récit introspectif. Le narrateur y explique les raisons de son départ de la Belgique vers le Gers, en une phrase de douze pages. L’obsession du verbe y est centrale. L’écriture s’y déroule comme un acte de survie, narcissique, asthmatique, délirant.
Le texte est autant le récit d’une détresse intérieure qu’une composition sonore. En un tourbillon frénétique, le narrateur ressasse jusqu’à l’écœurement ses inassouvissements. Le fleuve de ses mots libère sur le ton de l’outrance hyperbolique ou de l’humour ambigu, son éternel questionnement sur la vérité et le mensonge, le réel, l’impossible rapport aux autres, la solitude et l’écriture comme ultime et dérisoire refuge.
Eric Durnez
NOTE DU METTEUR EN SCèNE…
Childeric invite à un voyage intérieur… Un homme (l’auteur) raconte son exil, ses espoirs, ses désillusions, son refuge dans l’écriture… Nous rêvons tous d’un “là-bas” prometteur, d’un lieu où il ferait bon vivre… Il faut se rendre à l’évidence, les instants de pure liberté, de bonheur extrême, sont des instants volés au destin, de brèves sensations furtives nées du désir de vivre… Comment éterniser ces instants trop fragiles et éphémères ?... La force de Childéric réside dans le regard à la fois tendre et espiègle que porte l’auteur sur sa propre destinée… Eric Durnez évite de tomber dans le cynisme le plus froid… Il y a de l’humour là-dessous… Beaucoup d’humour et de tendresse… Ce n’est pas un règlement de compte avec la vie… C’est juste un état des lieux… Qui ne dure en réalité que le temps d’un songe sous un platane… C’est l’histoire de quelques secondes.
Giuseppe Lonobile
Dans la forme, nous avons un texte composé d’une seule phrase et un seul souffle… On suit une idée qui fait son chemin dans un coin de la tête… L’idée est tantôt nostalgique, rêveuse, rapide ou lente, tantôt drôle ou colérique… Le tout est, comme le dit l’auteur, une composition sonore. Celle-ci devrait, c’est notre challenge, plonger le spectateur dans un tourbillon de mots à la fois frénétiques et libérateurs…
L’acteur, au centre de la création, tantôt incarné, tantôt distant, emporté par une pensée qui lui donne le tournis, va s’adonner à un exercice périlleux… À mi-chemin entre le concert de jazz et le monologue, il va osciller au rythme de la pensée… Qui dirige qui ? L’acteur-interprète construit-il sa pensée ? Ou est-ce la pensée qui absorbe l’acteur pour l’emmener parfois au bord d’une transe incontrôlable ?
Le travail s’est effectué en amont dans la confrontation quasi nécessaire entre musicien et comédien… L’auteur lui-même regarde son parcours avec un œil tendre et amusé… C’est ce regard que nous voulons mettre en scène… La musique et la voix de l’acteur peuvent le générer, à condition qu’il y ait toujours ce même plaisir : celui de « jouer » comme un jazzman imbibé…
